MALICORNE 

Les cathédrales de l'industrie

Une courte histoire du groupe
Connaître des différents musiciens
Malicorne Pierre de Grenoble
Le premier disque de malicorne
Malicorne Almanach
4e disque de Malicorne. Nous sommes chanteurs de sornettes

Malicorne_l'extaordinaire tour de france de'Adélard Rousseau

Malicorne en Public
Malicorne Le Bestiaire
Malicorne Balançoire en feu
Malicorne concert aux Francofolies 2010
Malicorne les compilations

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1986

  CELLULOID CEL 6791

Durée : 37 mn

Les titres :

01 - Les cathédrales de l'industrie       

02 - Dormeur                                     

03 - Il me reste un voyage à faire          

04  La nuit des sorcières                   

05 - Big science (1.2.3)

06 - Le temps

07 - Robe blanche, robe noire

08 - Sorcier

09 - Je resterai ici

 

 

4'40

4'42

3'58

4'18

3'37

3'48

3'26

4'04

4'05

 

 

Marie YACOUB : chant, vieille à roue

Gabriel YACOUB : guitares, mandoloncelle, harmonica

Olivier KOWALSKI : chant, basse, guitares, claviers

Jean-Pierre ARNOUX : batterie, percussions

Michel LE CAM : chant, violons, mandoline, cromome

Alan KLOATR : uillean pipe, tin, whistle

Olivier DAVIAU : chabrette

Jean-Michel KAJDAN : guitare électrique, programmation emulator

Patrick ROBIN : programmation séquenceur

Conception pochette : Maquette : Albert Riou 

                                 Dessin : P Soria et J Nouvel ( projet de salle de musique à Bagnolet )

                                 Lettrage : Martine Segard d'après Yvette Vibert

 

CE QU'ILS EN PENSENT .....

Rock'n Folk n° 235 - Novembre 1986 - Compact Rock

 Le retour inattendu, en 86, de vieux piliers du french folk. Compositions sophistiquées, bien foutues, vielle à roue et grin-grin high tech, sur fond d'émulateur et de séquencer. Les folkeux des seventies se rebiffent et repartent au charbon, auréolés du son laser. Good Luck !

Philippe BLANCHET

Rock'n Folk n° 248 - Janvier 1988 - 45 tours

 Big Science - Non, vous ne rêvez pas .. Eux ! Les ex-rois du folk léché, surpris en plein come-back techno. Barrière de synthé, beat tribal, production bien ronde etc... Les paroles sont encore un peu heroïcobaba, mais le tout lorgnant souvent vers un Peter Gabriel, est superbement emballé. Bon single, grosse surprise. Pourquoi, alors, dans ces conditions avoir gardé, sinon pour de sombres raisons monétaires, le nom de Malicorne ? Hein ? Bonne question, ça ? Et que je me remercie de leur avoir posée.

Philippe LEBLOND

et aussi :

http://jopodepoj.blogspot.com/2010/07/malicorne-les-cathedrales-de-lindustrie.html

Quelques 45 tous

Face A - Big science 1.2.3

Face B - Le sorcier

Celluloïd CEL 1945

 

Le Dormeur ( 45 tours promotionnel )

Celluloïd CEL 1942

(Photos Agostino Roncallo )

 

Le Guide 1996 du CD - Marabout

Un Malicorne new-look qui lorgne vers Peter Gabriel et autre song-writters anglais. Un come back étonnant, loin des inspirations des seventies.

 

 

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Une curiosité, cette pochette Made in China        

Malicorne Cathedrales de l'industrie made in china

Malicorne les cathedrales de l'industrie made in china

(Photos Agostino Roncallo )

Les cathédrales de l'Industrie

Un visage sans honte

Un visage étonné

Les idées courent après la chaîne

Sans colère et sans haine

Seulement un peu plus fatigué

Des briques sur le ciel

Et des poutres d'acier

Ils bâtissaient des cathédrales

Et sans penser à mal

Juste aux briques et aux poutres d'acier

C'est pour le bras, c'est pour le cœur

C'est aussi pour l'ennui , la peur

De tous ceux qui ont bâti

Les cathédrales de l'industrie

Certains n'ont que le soir

Et l'électricité

Pour leur faire croire à la lumière

Tous les jours ils s'enterrent

Sans savoir s'ils vont ressusciter

Et l'air qu'ils respirent

Assassine sans bruit

Une pierre sur une autre pierre

Juste un goût amer

D'une vie qui n'est pas une vie

Hail to the morning

To the heroes of the morning

Hail to the dawn gods - yeah !

Un rêve qui s'envole

Et revient aussitôt

Qui vous fait fondre la mémoire

Et oublier la gloire

Il s'envole et revient aussitôt

Et j'irai dans ces villes

De l'enfer de l'Est

Qui portent toutes des noms d'anges

La poussière est orange

Dans ces villes de l'enfer de l'Est

 

Gabriel Yacoub

Dormeur

Il y a les dormeurs, ceux qui dorment tout le temps

Ou bien qui se réveillent de temps en temps

S'ils n'ont pas le temps de vivre, pas le temps

Ils s'entraînent à mourir en rêvant

Il y a les joueurs impénitents

Quand ils embrassent un poing de dés brûlants

Sont prêts à se damner en chantant

Pour devenir un soir un enfant

O réveillez-moi

Je veux apprendre à vivre

Je n'étais pas là

Il n'y a pas si longtemps de ça

Il y a les poètes , les paysans

Qui regardent le ciel tout tremblant

Ils tissent leur misère en plein vent

Ils sont sûrs que personne ne les entend

Il y a les fous , il y a les enfants

Qui traversent nos murs et nos tourments

Et les mots qu'ils nous disent souvent

C'est le vent dans leur tête en passant

Je me souviens des temps qui durent longtemps

Défilé de ma vie en un instant

J'attends depuis des jours, j'attends

J'attendrai bien encore un moment

Car je suis un dormeur et je dors tout le temps

Même si je me réveille de temps en temps

Si je n'ai pas le temps de vivre

Pas le temps

Je m'entraîne à mourir en rêvant.

Gabriel Yacoub

Il me reste un voyage à faire

Une prière en passant pour tous les voyageurs

Pour tous les pèlerins et les marins-pêcheurs

Les routes de campagne et des tonnes d'acier

Qui tous les jours s'envolent et se posent à mes pieds

Il y a un navire tout en bas de la baie

L'ancre est déjà levée et il attend au quai

J'ai aussi un charter pour toutes mes colères

Qui est prêt à partir pour le tour de la terre

Il me reste un voyage à faire

Et puis un autre à défaire

Et si je m'endormirai sur les galets

Je n' partirai plus jamais

Courrier à en pleurer

Courir à en pleurer sans regarder derrière

Hurler comme un damné sur le bord de la mer

Suivre les vagabonds , revêtir leurs guenilles

Imiter leur sourire , attendre le matin.

 

Gabriel Yacoub / Olivier Kowalski

La nuit des sorcières

J'ai appris à écouter

J'ai aussi appris à me taire

Appris à me déplacer

Sans poser les pieds par terre

La nuit , la nuit où j'ai vu les sorcières

Moi , on m'avait pas dit ça

On m'avait pas prévenue

Et j'étais comme une enfant

Sans défense toute nue

La nuit , la nuit où j'ai vu les sorcières

Étourdie , je m'abandonne

Je ne pense plus à rien

Je ne suis là pour personne

et j'attends jusqu'au matin

La nuit , la nuit où j'ai vu les sorcières

This ar night

This ar night

any night and all

Fire and fleet and candle light

And Christ receive by soul

When thou from here away doest past

Any night and all

Through winny moor thou comest at last

And Christ receive thy soul

( Young tradition )

Gabriel Yacoub - Titre également disponible sur la compilation Marie de Malicorne Marie de Malicorne

Big science ( 1 . 2 . 3 )

Homme debout , pierre levée

Il faut bien ça pour commencer

Un jour et une nuit

Deux moitiés de la vie

Soleil cuivre et lune d'argent

Sont les deux lumières du temps

Trois anges dans le ciel

Ont déplié leurs ailes

Big science 1.2.3

La légende devient loi

Big science 1.2.3

Le nombre le dira

Les quatre saisons de l'année

Quatre vents pour les emporter

Pour décrocher la lune

Les étoiles une à une

Il y a cinq pays en Irlande

Leur croix déchirée sur la lande

Il faut bien six journées

Pour bâtir un passé

C'est le nombre des pluies nouvelles et des couleurs de l'Arc en ciel

Les yeux de toutes choses

Sept pétales de rose

Deux fois quatre pour l'infini

et pour le retour à la vie

Le début et la fin

Le neuf est le destin

 

Gabriel Yacoub - Gabriel Yacoub / Olivier Kowalski

 

Le temps

C'est le temps qui m'a mis à mal

Le temps m'a tout donné sans rien me demander

C'est le temps qui sait bien d'où je viens

Pour le mal , pour le bien

Je ne sais plus très bien

C'est très lent, ça peut durer longtemps

Ca donne à mes amours un habit de velours

Un moment qui m'a vu grand grandir

Un enfant dans les yeux , le temps pour être heureux

Temps , le temps

Mort ou vivant

Je n'aurai jamais le temps

Quelquefois , il se moque de moi

Me fait pleurer ou rire sans que je n'aie rien à dire

Mais je sais que s'il le fallait

Pour me guérir de tout , il irait jusqu'au bout

Toi tu crois , tu crois qu'il t'oubliera

Mais il va revenir manger tes souvenirs

C'est le vent qui a balayé

Tes joies et tes chagrins , on est déjà demain

Car jamais tu ne l'attraperas

Tu peux courir aussi vite que tu pourras

Car le temps va toujours devant

Toi tu marches en arrière et ta tête à l'envers

 

Gabriel Yacoub

 

Robe blanche , robe noire

Robe blanche pour entrer dans la danse

Robe noire pour en sortir

Blanche comme la lune et des plumes de nuit

Je cache dans mon lit vos plus belles richesses

Je cache dans mon lit vos plus grandes tendresses

Et je viendrez vous voir quand vous n'attendez rien

Je suis comme la pie une bonne nouvelle

Moi je viendrai vous voir et puis je m'en irai

J'ai déjà mis ma robe blanche

Rêve coupé en deux et puis rien au milieu

Entre neige et soleil , entre rire aux larmes

Je suis comme on m'a faite et n'y peux rien changer

Alors je mets ma robe banche

Ne me retenez pas, moi je ne vous dois rien

Il n'y a rien à dire il n'y a rien à faire

Si je me trouve un jour le cœur abandonné

Moi je mettrai ma robe blanche

 

Gabriel Yacoub - Titre également disponible sur la compilation Marie de Malicorne Marie de Malicorne

 

Sorcier

Sorcier , la lune brille en plein jour

La haine - le plus doux des amours

Un chariot de fer

Un berceau plein de terre

Je me sens si mal

A courir comme un animal

Païen - tu alourdis le ventre

Paysan - des femmes aux gestes lents

Tu n'iras plus au champs

Au moins pour longtemps

Et puis j'ai si peur

Que ça me brûle au fond du cœur

Caché dans les trous noirs de la ville

Patient , silencieux , tranquille

Il attend son heure

De malheur , de malheur

C'est une tempête

Il a le diable dans la tête

Sorcier - la lune brille ne plein jour

La haine - le plus doux des amours

Une parole en l'air

En forme de prière

Je me sens si mal

A courir comme un animal

 

Gabriel Yacoub

 

Je resterai ici

Je resterai ici , je ne partirai pas

Même si je sais par cœur

Qu'il fait toujours meilleur ailleurs

Mais je resterai là

Pour la couleur du ciel

De ces jours de grand vent

Qui n'en finissent pas

Tu peux partir en guerre contre n'importe quoi

Et suivre la musique qui marche au pas

Dis-moi ce que tu veux , moi je ne t'écoute pas

J'ai d'autres rêves à faire que celui-là

J'écoute en souriant ces fausses nouvelles

Qui vont et qui s'en viennent comme un océan

Comme la fausse monnaie qui passe de poche en poche

Me laissant ni plus riche , ni plus malin qu'avant

A l'autre bout du monde tu vas brûler ta vie

Tu défais tes amours et tes amis

Et on connaît ton nom jusqu'à Jérusalem

On ne vieillit jamais près de ceux qu'on aime

 

Gabriel Yacoub

 

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Page modifiée le mardi 01 mars 2011